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La rénovation de la Collégiale Notre-Dame de Dole (39)

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Depuis plus de cent ans, et c’est peu dire, les Dolois et les Francs-comtois attendaient la restauration de la « dame souveraine » des églises flamboyantes comtoises.

Restauration intégrale

Il y a déjà quelques années, l’œuvre de restauration avait débuté par la réfection complète des toits et le nettoyage total de l’extérieur de l’immense édifice, clocher compris. Restait à entreprendre la restauration intérieure car l’église était crasseuse. Cette opération était la plus attendue. On commença les travaux par le traitement intégral de la Sainte-Chapelle, chef-d’œuvre consommé de la Renaissance comtoise et du classicisme débutant, réfection de ses voûtes à caissons et de ses fresques célébrant le miracle eucharistique de Faverney, par Charles Chauvin, artiste du XIX° siècle.

Puis on entreprit, sous la direction de Monsieur Barnoud, la restauration intégrale de tout l’édifice flamboyant dans un assemblage gigantesque d’échafaudages. Après un grattage minutieux et précis pour retrouver la décoration du XVI° siècle, la collégiale a retrouvé l’aspect immaculé qu’elle avait à l’origine. Toute la force majestueuse du noble édifice apparaît avec ses piliers montant d’un seul élan vers la voûte élevée de plus de 27 mètres. Voûtes d’ogives quadripartites dont les racines viennent s’incruster directement dans les piliers ; ce qui donne à la basilique un caractère d’harmonie austère et de puissance majestueuse. Ce dépouillement donne toute sa valeur à l’église enfin délivrée de sa gangue disgracieuse.

La rénovation de la Collégiale Notre-Dame de Dole

Echaffaudages érigés à l’intérieur de l’édifice.

Les monuments de l’école doloise de la Renaissance viennent jeter leurs grâces polychromes dans ce décor tout gothique : le grand portail, l’admirable tribune de l’orgue (1562-1568), le bénitier, la chaire en forme de hanap de 1656, le tout de Denis Le Rouget. Ces éléments d’art font face à l’art triomphal du tombeau de Jean Carondelet, le chancelier de l’empereur Maximilien, dont la voûte ornée de médaillons tous différents et surmontée d’une frise de chevaux fougueux. Ce chef-d’œuvre, attribué à Jean Mine, est composé de marbre d’Italie, alors que les autres monuments sont en marbre rouge de Sampans (Commune du Jura, proche de Dole), noir de Miéry (Commune du Jura, proche de Poligny) et pierre blanche sculptée de rameaux entrelacés. Tous ces marbres ont été lavés, lustrés et ont retrouvé leur fraîcheur première.

La rénovation de la Collégiale Notre-Dame de Dole 2

Travaux effectués à l’extérieur

Dès avant la Révolution, le chapitre collégial avait entrepris la « modernisation » de l’église. Le dallage fut refait, les autels des piliers disparurent ainsi que les pierres tombales. On vient de retrouver les traces peintes des pourtours de ces autels ainsi que les croix de consécration azurées sur bien des piliers. Dieu merci, auparavant

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