
Solesmes : un témoignage de durée dans le temps
Le 11 octobre 2009 marquait le début des manifestations du millénaire de l’abbaye de Solesmes, dans le diocèse du Mans. Cette année jubilaire se veut surtout une année de grâces pour la communauté des moines bénédictins et des pèlerins qui pourront recevoir l’indulgence plénière. Ce millénaire s’achèvera le 12 octobre 2010 par une messe solennelle d’action de grâces à l’abbaye pour la fête de la dédicace de l’église.
« Le millénaire est l’occasion de prendre conscience de ces mille ans et de replonger dans l’histoire. On n’en attend pas plus que la messe traditionnelle. Dans la vie monastique, les grands évènements sont les fêtes : Pâques, Noël, etc. » explique Dom Paul-Alain Rochon, responsable de l’information et maître d’œuvre des manifestations du millénaire.

Composé de soixante moines, la communauté se porte bien, puisqu’elle comporte six novices. Le millénaire sera porteur de fruits et ce à plusieurs titres. « C’est une année de grâces pour nous, nos amis et nos fidèles qui viennent se joindre à nous dans la prière. C’est aussi un renouvellement de la prière pour mieux s’enraciner dans notre tradition monastique et se recentrer sur l’essentiel. C’est enfin une fête, puisque nous avons la joie de fêter le millénaire de notre monastère avec ceux qui le veulent », explique Dom Thierry Barbeau, maître des novices et sous-prieur de l’abbaye de Solesmes.

Ce millénaire est donc l’occasion de remercier, célébrer et faire connaître l’abbaye de Solesmes, renommée pour son chant grégorien.
Cette année jubilaire permet de recevoir l’indulgence plénière et d’effectuer ainsi un pèlerinage. Une grâce pas toujours comprise de nos contemporains, déplore Dom Rochon. « La grâce est gratuite, les gens de notre époque n’aime pas les choses gratuites. L’acte d’humilité demandée est pourtant beaucoup plus difficile que gravir des montagnes ».

Pour obtenir cette grâce, « véritable rédemption de l’âme », il faut répondre aux trois conditions habituelles : se confesser avec contrition, recevoir la communion le jour de sa venue à Solesmes et prier aux intentions du Saint Père. A ces trois conditions, il faut ajouter la visite sous forme de pèlerinage à l’abbatiale de Solesmes, au cours de laquelle il convient soit d’assister à un office liturgique avec dévotion en s’unissant à la prière des moines, soit en prenant un temps de prière fervente et la récitation du credo, du Notre Père et une invocation à la Vierge Marie, à saint Pierre, patron de l’église abbatiale de Solesmes et saint Benoît. L’indulgence plénière peut être acquise une fois par jour tous les jours, pour soi-même et les défunts.
Histoire
Le monastère de Solesmes fut fondé au début du 11e siècle par Geoffroy le Vieil, seigneur de Sablé. Il fit don aux



